07.11.2009

Hôpital psychiatrique

_B062746.JPGJe suis retourné à l'hôpital psychiatrique, hier. Pas pour moi, mais pour un ami. Je dormais encore, hier matin, quand mon téléphone a sonné, à 9 h 30. C'était mon ami M, bipolaire lui aussi. Je me demandais pourquoi il m'appelait si tôt, un jour de semaine. Il s'explique. Il a fait une overdose d'alcool, une consommation continuelle pendant huit jours, et il a été hospitalisé d'urgence en structure psychiatrique. Il m'appelle parce qu'il est seul, et qu'il n'a pas de cigarettes. Mon ami n'est pas agoraphobe, n'a pas de tocs, n'est pas boulimique, mais il a de multiples addictions : alcool, tabac, café. Il me demande si peux aller lui acheter six paquets de cigarettes, et les lui apporter le plus vite possible. J'accepte, bien entendu. Alors je déjeune. Je suis inquiet, car je ne me sens pas la force de partir de chez moi. Mais il faut que je le fasse. Je me rase, je me douche, je m'habille. Je sors de l'appartement. Je vais au bureau de tabac. Il y a du monde. Je ne me sens pas bien, dans la file d'attente. J'achète les cigarettes. Je prends la voiture. Je me rends à l'hopital psychiatrique. Mon ami est interné dans le pavillon où moi-même j'avais été interné, il y a cinq ans de cela. L'endroit m'est familier. Je suis content d'y retourner. Il n'y a personne dans le pavillon. Je trouve quand-même une infirmière. Elle est au courant de ma visite. Je ne peux pas voir mon ami, car il est en activités. Il ne savait pas qu'il serait pris le matin, et ne pourrait me voir. Je donne les cigarettes à l'infirmière, et je repars, non sans lui dire que j'avais moi-même été hospitalisé dans cette structure. Je rentre chez moi. En début d'après-midi, je rappelle M. Il me remercie vivement de lui avoir apporté les cigarettes. Nous nous verrons la semaine prochaine. Il devrait ressortir sous peu.

PS : une photo de l'église de mon village natal.