31.10.2009

Un samedi matin

_A292671.JPGHier soir, j'avais du monde à dîner. Je recevais Philippe et Sylvie, et Sylviane. J'avais préparé un apéritif, puis un ragout d'agneau avec des pommes de terre, du fromage, et une tarte. Nous avons passé une très bonne soirée. Sylviane est repartie de bonne heure, juste avant 22 h 00. Elle ne dort pas le matin, et se retrouve très fatiguée le soir. Mes invités sont repartis juste avant minuit, et je me suis couché et endormi aussitôt. Je dors mieux depuis que je ne prends plus de café à 16 h 00. Ce matin, je me suis réveillé à 10 h 00. J'ouvrais mes rideaux, quand mon téléphone a sonné. C'était Jeanne qui m'appelait, surprise de ne pas me voir sur internet. Je n'avais pas encore allumé l'ordinateur, ni déjeuné. Je lui ai expliqué que j'étais juste en train de me réveiller. Nous avons discuté cinq minutes. Puis j'ai déjeuné, renvoyé des emails à Jeanne. Mais je me suis retrouvé incapable de me préparer et de faire la vaisselle. Et j'avais peur du facteur. Alors j'ai lu sur internet. Puis je me suis décidé à me préparer. Je me suis rasé, douché, et habillé. Et j'ai trouvé la force de faire ma vaisselle. Ce fut dur. J'ai terminé à midi. Le facteur est passé. J'avais un courrier de l'ami B., et mon journal. Je suis abonné pour deux mois au journal de Laurent Joffrin. Je n'ai pas eu la force de faire une lessive. Je la ferai demain, ou lundi.

30.10.2009

Dépression bipolaire

_A292662.JPGJe refuse de l'admettre. Je veux faire comme si de rien n'était. Je veux accuser les médicament d'être responsables de mon manque d'énergie. Mais en fait - et mon psychiatre me l'avait dit - c'est bien une dépression bipolaire que je subis. Le manque d'énergie est une caractéristique de la dépression bipolaire. Dans cette forme de dépression, on a tendance à bouger et à parler lentement, et à dormir beaucoup, ce qui est mon cas. Je dors onze heures par nuit, et je suis lent dans mon élocution. Par chance, je ne souffre pas de dépression psychotique, comme cela m'est arrivé en 2004, avec perte du sens de la réalité, et perte du contact avec le monde réel. Je ne peux toutefois dire que je suis sans espoir. Par contre, je ne prends plus de plaisir dans les choses que j'aime, et j'éprouve une perte d'intérêt dans mes activités. Je voudrais faire de la théologie, mais j'éprouve un manque d'intérêt pour cette étude, contrairement à autrefois, car la théologie a toujours été ma passion. Même pour la photo, j'en viens à éprouver un manque d'intérêt. Une promenade photo me coûte énormément. Je ne me sens pas bien. J'ai envie d'être de retour chez moi. J'éprouve de l'angoisse, en "reportage". Je suis fatigué, et j'ai une baisse importante d'énergie. Je voulais en rendre responsable les médicaments, mais ce n'est pas là l'origine. Je subis une forte stagnation physique et intellectuelle. Je n'ai pas de force. Les simples tâches ménagères me coûtent énormément. Je n'arrive pas à lire des livres complexes. J'ai énormément d'appétit, surtout le soir. Je voudrais que ce soit le contraire, que je n'aie plus faim. Je dors énormément, onze à douze heures par nuit, surtout depuis que je ne prends plus de café à 16 h 00. J'ai de grosses difficultés à me concentrer, jamais plus d'une heure, et le matin, en général. J'éprouve une haine de moi-même, une forte culpabilité, des remords, sans cesse, sur mon passé. Les souvenirs me reviennent comme des aiguillons qui torturent ma conscience. Il m'arrive d'avoir des pensées suicidaires, le soir, quand je ne vais pas bien.  Bref, j'ai tous les symptômes de la dépression bipolaire. Je dois l'admettre. Cela ne vient pas des médicaments.

PS : une photo de l'usine Areva, dite de la Hague, prise hier depuis le port de Dielette, devant le chantier de l'Epr de Flamanville.

 

29.10.2009

Journée de rupture

_9081585.JPGJ'ai passé une bonne journée, hier, à marquer une rupture. Je ne me suis pas rasé, ni douché. Je n'ai pas fait de vélo. Ombre au tableau : j'ai attendu le facteur jusqu'à 13 h 15. Et en plus, je n'avais pas de journal, à cause d'une grève. Le midi, j'ai mangé deux petites cuisses de poulet, avec une jardinière de légumes, et un yaourt. J'ai fait la vaisselle. J'ai pris un café en regardant l'inspecteur Derrick. Puis je suis quand-même sorti un peu. Je suis allé au bureau de tabac, voir s'il y avait des journaux. Il n'y avait que la presse locale, et je n'avais pas envie de la lire. Alors je suis rentré chez moi. J'ai fait des concours, sur internet, jusqu'à 20 h 30. J'en ai fait plusieurs dizaines. J'aime bien remplir les formulaires. A 19 h 20, l'ami B m'a téléphoné, jusqu'à 19 h 45. J'ai dîné, du poulet, deux toasts au fromage, 30 grammes de pâtes, six carrés de chocolat (c'est beaucoup trop). Je me suis couché à 21 h 30. Je me suis réveillé pour écouter la soirée du paranormal, sur la tnt. J'ai à peine entendu, pris dans un demi-sommeil. Je me suis réveillé à 9 h 15, ce matin. Je n'avais qu'une hâte : me laver. J'avais triste mine, une barbe de trois jours, les cheveux gras. Heureusement, personne ne m'a vu dans cet état. J'ai pris un bain, ce matin. Je me sens bien. Je vais sortir, cet après-midi, chez mes parents, et faire des photos. Il fait beau.

PS : en photo, bateaux dans le port du Becquet de Tourlaville, à l'Est de Cherbourg, à marée basse, cet été.

28.10.2009

Cocooning

_A192507.JPGJ'avais prévu d'aller faire des photos, cet après-midi. Mais le ciel est couvert, ce matin, et il devrait en aller ainsi toute la journée. Je ne ferais donc pas de belles photos, avec un ciel gris. Par contre, il devrait faire beau demain et vendredi. J'irai donc faire des photos demain, sans doute au port de Diélette, ou à la plage de Vauville. Pour aujourd'hui, j'ai décidé que je ne vais pas sortir de chez moi, sinon d'aller dans le hall de l'immeuble, vider la poubelle, et au courrier. Je vais rester tranquillement à l'appartement. Je vais lire mon journal, et faire des concours sur internet. De ce fait, j'ai décidé de ne pas me laver ce matin, ni de me raser. C'est une chose que je ne fais jamais, habituellement. Je me suis habillé sans me doucher. Et je ne suis pas rasé. J'espère ne pas avoir de visites. Et si j'ai brusquement envie de sortir cet après-midi, malgré ma décision de ce matin, j'irai d'abord me doucher et me raser. Je suis content ce matin de n'avoir rien à faire. Cela me repose.

PS : la plage de Querqueville, à l'Ouest de Cherbourg.

27.10.2009

Un dimanche matin

_A192460.JPGCe fut un grand moment de confort. Je me suis levé à 8 h 45. J'ai ouvert les rideaux. J'ai lancé une lessive de couleurs. J'ai pris mes médicaments, donné à manger aux poissons. J'ai déjeuné. Je n'ai pas allumé l'ordinateur. Je n'attendais pas d'email, et il n'y avait pas de presse locale. J'ai nettoyé l'aquarium. Je l'ai fait sans avoir trop à prendre sur moi. Puis j'ai plié le linge, et j'ai changé les draps de mon lit. Puis je me suis préparé, rasé, douché, habillé. Je n'étais pas inquiet. C'était dimanche. La société était en repos. Je n'avais rien à craindre. Il n'y avait pas de facteur. Je n'avais pas de courrier à redouter. J'étais bien, tranquille chez moi, apaisé. Je n'aurais pas fait grand chose de plus, car je me suis vite senti épuisé. Mais j'ai réussi à faire tout ce que j'avais à faire. J'ai étendu la lessive. A 11 h 20, je suis parti de chez moi, et je suis allé chez mes parents, pour le repas, avec ma soeur Flo, son mari et mes neveux. J'aime le dimanche, quand la société s'arrête, qu'il n'y a pas de facteur, qu'il n'y a rien à craindre.

PS : la plage de Querqueville, à l'Ouest de Cherbourg.

26.10.2009

Responsable

_A192515.JPGSouvent, de la part de mes connaissances, je reçois des conseils. Si je vais mal, c'est de ma faute. Je ne prends pas ma maladie en main. Il faudrait que je fasse de la sophrologie, de la relaxation, une psychanalyse, que je parle, que je m'ouvre à un thérapeute. Et si je ne vais pas bien, on me dit également que c'est la faute de mon psychiatre, qui ne fait pas ce qu'il faut. J'entends cette remarque régulièrement. Quand je ne vais pas bien, il faudrait que je prenne sur moi, que par le seul fait de ma volonté, je retrouve mes esprits. "Quand on veut, on peut". J'entends tout cela régulièrement. Et ces conseils provoquent en moi de durs conflits psychologiques, qui se retraduisent par de fortes pulsions de mort, des envies terribles de mourir, bref, tout le contraire de ce que j'ai entendu.

24.10.2009

Un samedi matin

_A192546.JPGJ'ai dîné hier soir chez Sylvie, avec Philippe, et un ami. Je ne suis pas rentré très tard, à 23 h 30. Je me suis vite endormi. Je me suis réveillé ce matin à 9 h 45. J'étais terrorisé par tout ce que j'avais à faire, comme tous les samedis matins : me préparer, changer les draps, plier le linge, nettoyer l'aquarium, faire deux lessives. Alors je suis resté au lit, tellement j'avais peur, et tellement je me sentais incapable de faire quoi que ce soit. A 10 h 10 je me suis quand-même levé. J'ai déjeuné. Je suis allé à l'ordinateur. Je n'allais pas bien. Je me suis préparé, rasé, douché, habillé. Mais je me sentais toujours incapable de faire quoi que ce soit. J'ai voulu changer les draps, mais je n'ai pas pu m'y mettre. J'aurais bien lancé une lessive, mais le sèche-linge est encombré, et il faut que je plie d'abord le linge. Alors j'ai décidé de reporter toutes ces tâches à une autre fois. Peut-être cet après-midi, ou demain. Je verrai.

23.10.2009

Diététicienne

_A222579.JPGJ'avais rendez-vous à 10 h 00. Je suis parti de chez moi à 9 h 25, à pied. J'ai croisé une voisine, qui parlait avec une autre personne, et qui lui disait que les jeunes de maintenant sont à plaindre. Puis j'ai croisé deux femmes qui se disputaient bruyamment. Dans la salle d'attente, il y avait du monde. J'y ai vu une de mes voisines, que je connais de vue, mal à l'aise, apparemment, de me croiser. C'est du moins ce que j'ai pensé. Ma diététicienne m'a pris à 10 h 05. Elle est venue me chercher à la salle d'attente, m'a fait passer dans le bureau au fond à droite. Je me suis installé. Je me suis pesé, sans mes chaussures, ni mon blouson : 101, 4 kilos, mon poids habituel, chez la diététicienne. Nous avons passé en revue mes habitudes alimentaires. J'ai expliqué que je ne mangeais plus de viande, le soir. Ma diététicienne m'a dit que je mangeais un peu trop de pâtes. Il fallait réduire à 60 grammes, et manger une pomme ou une compote. Pas de chocolat (je n'en achète plus, car je ne sais pas me limiter). Nous avons passé en revue l'exercice physique. J'ai un peu de mal à marcher, car j'ai un ongle incarné à l'orteil droit. Je ne fais pas de vélo tous les jours. Il faudrait que je fasse beaucoup d'exercice. C'est indispensable pour maigrir. Mais c'est déjà bien que mon poids soit stabilisé. Il ne faut pas que je me pèse plus d'une fois par semaine. Je ne sais pas si je vais y arriver. Ma diététicienne m'a demandé l'adresse de mon site de photos (je lui expliquais que je marchais au moins deux fois par semaine, en allant faire des photos). Puis ma diététicienne m'a donné un nouveau rendez-vous. Nous nous revoyons début décembre, pour la dernière fois, car son contrat se termine. J'aurai donc une autre diététicienne. Nous nous sommes salués. Je suis reparti. En rentrant chez moi, j'ai croisé le curé de ma paroisse, que je connais bien, et ma cousine AM, qui venait d'acheter de l'essence. La factrice est passée à 13 h 50. J'étais furieux.

PS : une photo du Queen Mary II, en escale hier à Cherbourg.

22.10.2009

Incapable

_A192458.JPGJe me réveille à 7 h 50. Le Queen Mary II arrive dans le port de Cherbourg à 9 h 30. J'ai le temps d'y aller. Il suffit de me lever, de me préparer, de partir en voiture, et je serai sur place pour faire de belles photos. Mais voilà : je suis terrorisé. Je me sens incapable de me lever, de me préparer, de sortir de chez moi, d'affronter le froid, la ville. J'ai peur. J'ai peur d'avoir peur, à la gare maritime. Alors je reste blotti dans mon lit, et je somnole, en écoutant la radio. Finalement je me lève à 8 h 30. Je déjeune. Je lis la presse sur Internet. Je me prépare. J'ai peur. Je n'ai aucune énergie. Je ne me sens pas la force de faire ma séance de vélo d'appartement. Je n'ai pas d'énergie. Je vais me blottir dans mon canapé, et lire mon journal. J'ai peur de la ville, de la société.

21.10.2009

Pas d'énergie

_A152411.JPGJe me réveille à 8 h 50, ce matin. Je me lève. Je me pèse. Mon poids d'hier est confirmé. Je n'ai pas beaucoup mangé hier soir, trois toasts avec du fromage, 40 grammes de riz pilaf, avec des oignons et quelques lardons, et un yaourt. Je prends mes médicaments. Je déjeune. Je suis inquiet, car il faut que j'ouvre les rideaux et que je repasse deux jeans. J'ai l'impression que je ne vais pas y arriver. Je prends sur moi. Je me force. J'ouvre les rideaux. Je vais à l'ordinateur. Je lis la presse locale. Je me décide soudain à repasser mes jeans. Je sors la planche, le fer. Je repasse les deux jeans. Je range le fer, la planche. Je range un jean dans mon portant. Je fais mon lit. Je prépare mes vêtements. J'ai envie de lire, d'étudier un livre. Et puis soudain je perds toute énergie. Je n'ai même plus la force de me doucher, de m'habiller. Alors je retourne à l'ordinateur, et je lis la presse.

Hier, au club photo, j'étais très inquiet dès qu'il fallait faire des photos. J'aime bien être assis sur ma chaise, et écouter l'enseignement. Mais dès qu'il faut mettre en pratique, je suis très inquiet, tant cela me coûte. J'ai fait deux séances de photos, en laboratoire, du portrait. Je mets une photo en page d'accueil. Et je publie une photo de la Trappe de Bricquebec, la vue de ma chambre.

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