30.09.2009
Abonné absent
J'avais trouvé une formation de journaliste-reporter, sur internet, et j'avais voulu plus d'informations. J'avais demandé à ce qu'on m'envoie une documentation. Mais je n'ai rien reçu. Par contre, une personne m'a téléphoné. Elle m'a posé toutes sortes de questions, sur mes goûts, ma formation, ma situation actuelle. Elle m'a dit qu'elle m'envoyait une documentation papier. Je lui ai demandé le prix de la formation. Elle m'a répondu un peu plus de 1500 euros. Elle m'a fixé un rendez-vous téléphonique pour aujourd'hui, que je pose mes questions. J'ai accepté. J'ai reçu la documentation le lendemain. Il n'y avait pas de devis, quant au prix, et très peu de renseignements sur le contenu. J'étais furieux. Alors j'ai décidé de ne pas donner suite. De toute façon, c'était trop cher, et mon psychiatre me déconseille d'entamer une formation maintenant. Ce matin, mon téléphone a sonné, à l'heure convenue, 9 h 30. J'avais décidé que je ne décrocherais pas. Je n'avais pas la force de prendre l'appel, d'expliquer en quoi j'étais mécontent, de m'extraire de ce piège commercial. La personne a appelé trois fois. Elle a certainement pensé que je n'étais pas réveillé. Elle a laissé un message, et un numéro de téléphone, me demandant de la rappeler dans la journée. Je vais rester muet, bien entendu. J'espère qu'elle ne téléphonera pas demain. Je ne répondrai pas à mon téléphone demain matin.
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29.09.2009
Agoraphobie
C'était la semaine dernière. Je me promenais pour faire des photos. Je me suis arrêté à l'aéroport de Cherbourg-Maupertus, pour voir s'il y avait des avions. Je suis entré dans le hall, et je suis monté à la terrasse, devant la baie vitrée, voir le parking. J'ai fait quelques photos, puis je suis ressorti. C'est alors que j'ai été gagné par un trouble profond. J'avais très peur du chemin retour. J'avais un très forte envie d'être à l'abri, dans l'appartement, protégé. Je redoutais le chemin du retour. Je redoutais de devoir traverser Cherbourg, me mêler à la circulation, dense, à cette heure de la journée. Le malaise a duré. Mais je n'ai pas eu le choix : il m'a fallu rentrer. Alors je suis monté dans la voiture, terrorisé, angoissé. Je voulais être chez moi. J'avais peur d'avoir un accident, un accrochage, tomber sur un fou, devoir faire un constat. Et puis roulé, jusqu'à Tourlaville. J'ai pris le boulevard de l'Est, la gare, et je suis rentré chez moi. Tout s'est bien passé. J'ai garé la voiture, et je suis remonté à l'appartement. Je me suis senti bien, dans l'appartement, protégé, sans danger.
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28.09.2009
Cocooning
Je me réveille ce matin à 7 h 50, un peu en retard. Je me lève. Je prends mes médicaments, et déjeune. Je me sens très inquiet. Je ne vais pas bien. J'ai peur. Je me dis que ça va passer. Je vais à l'ordinateur. Je lis mes mails, consulte la presse locale. Mais ça ne va pas du tout. Alors je décide de me recoucher. C'est la deuxième fois en peu de temps qu'une telle situation se produit. Je me blottis dans mon lit, sans énergie, effrayé par le monde qui s'agite, autour de moi. J'ai peur. Je crois que je vais rester dans cette posture toute la matinée, en écoutant la radio. Et puis, à 9 h 15, j'essaie de prendre sur moi, et je décide de me lever. Je vais à la salle de bain, et j'ai soudain envie de prendre un bain, chose que je ne fais jamais. Alors je remplis d'eau la baignoire, avec un bain moussant, et je me blottis à l'intérieur. J'y reste une bonne demi-heure. Je me détends. Je retrouve mes esprits. Il y a quelque chose qui m'inquiète. J'avais fait une demande de documentation, pour une formation de photographe, sur internet. Au lieu de recevoir des informations, j'ai été contacté par téléphone, par une femme envahissante et directive. Elle m'a donné quelques informations, m'a dit qu'elle m'envoyait la documentation, et qu'elle me rappelerait mercredi matin. Je n'ai pas pu refuser. J'ai reçu une documentation très laconique. Et il n'y avait aucun devis. Mais je savais, par mon interlocutrice, que cette formation coûtait plus de 1500 euros, beaucoup trop chère. Je me suis aperçu, ce matin, que j'étais tracassé par cet appel téléphonique. Alors j'ai décidé que mercredi matin, je ne répondrai pas à mon téléphone, que cette femme pourra rappeler autant de fois qu'elle voudra, je ne donnerai aucun signe de vie. Je n'ai pas envie de m'expliquer, de me justifier, de dire que la formation est trop chère, que le programme de la formation n'est pas clair, qu'il n'y a pas de devis, que le prix est aléatoire. Je ne répondrai pas au téléphone. Le bain, ce matin, m'a fait du bien. Je me suis relaxé.
PS : une photo des anciens bunkers allemands, sur la plage de Querqueville, à l'ouest de Cherbourg.
10:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.09.2009
Pris les devants
Je me lève inquiet, ce matin, car il faut que je fasse une lessive et que je change mes draps. J'ai l'impression que je ne vais pas y arriver. Je prends mes médicaments. Je déjeune. Je vais à l'ordinateur. La journée me paraît insurmontable, à cause de ce que j'ai à faire. Mais heureusement, j'ai pris les devants. Hier, en début d'après-midi, avant ma promenade, j'ai nettoyé l'aquarium. Je ne l'avais pas lavé depuis deux semaines. J'utilise de nouvelles graines, pour nourrir mes poissons, qui détériorent moins l'eau, et il est n'est plus nécessaire de tout nettoyer chaque semaine. Et je me décide : je lance une lessive. Et je réfléchis à la note que je vais écrire sur mon blog religieux, et je la rédige. Je décide que je changerai les draps un autre jour. Je n'ai pas la force de le faire aujourd'hui. Heureusement que j'ai plié et rangé le linge hier, sur les conseils de Jeanne, d'ailleurs, car je serais inquiet de devoir le faire ce matin. Je n'ai pas de force. Je n'ai pas d'énergie pour les tâches matérielles. Je vais me préparer, et faire ma séance de vélo d'appartement.
09:33 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.09.2009
Publication
Je suis allé me promener cet après-midi à Barfleur et à l'aéroport de Cherbourg-Maupertus. J'ai écrit une note, et publié des photos, sur mon nouveau blog. http://promenadesdelouis.over-blog.com/. Il faisait beau. C'était très agréable. Et j'ai rencontré l'ami B.
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Principe de réalité
Je le sais : je n'ai pas de force physique. Le moindre effort me coûte énormément. J'en ai pris mon parti, notamment pour le ménage. Je le fais par petites étapes. Des proches viennent parfois m'aider. Mais il y a une chose que je ne voulais pas reconnaître, que je n'ai pas non plus de force intellectuelle. Je peux me concentrer deux heures par jour, à peu près, et pas plus. Je n'ai vraiment pas d'énergie. Je voulais reprendre des lectures théologiques, mais je dois admettre qu'il m'en coûte énormément. Je n'y arrive pas. Et j'ai de nouveau peur des contacts extérieurs. Je pensais adhérer à une association qui organise des conférences, mais je vais me désister, car j'ai peur de rencontrer des gens que je ne connais pas, et j'ai peur des contacts. Ce matin, au réveil, à 7 h 00, je n'allais pas bien. J'ai déjeuné, et je suis allé sur internet, mais je me suis recouché, pas longtemps, toutefois. J'avais peur de la société que je sentais s'activer. J'avais peur du monde extérieur. Ca n'a pas vraiment passé. J'ai peur des contacts. Par contre, je n'ai pas peur des gens qui me sont familiers. Cet après-midi, je vais sortir, faire des photos. Je pense aller à Barfleur. Il fait beau.
11:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2009
Blog de photos/promenades
Je lance ce nouveau blog : http://promenadesdelouis.over-blog.com/. Je pense l'alimenter une ou deux fois par semaine, quand je fais une sortie photos. Mon idée est simple : je vais souvent voir des blogs de photos, surtout du Nord Cotentin. J'admire les prises de vue. Mais j'aimerais aussi que le photographe raconte sa sortie. C'est ce que je fais, sur ce blog. Je publie mes photos, et je raconte ma promenade.
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23.09.2009
Club photo
Le rendez-vous était fixé à 17 h 30. Je suis parti de chez moi à 16 h 50, en voiture, beaucoup trop tôt. J'étais sur place à 17 h 10. Il me faut vingt minutes pour me rendre à l'atelier photo. Je le saurai pour la prochaine fois. J'ai demandé à l'accueil où se trouvait la salle de travail. On m'a envoyé vers une salle du rez-de-chaussée. J'y suis allé. Je n'ai pas trouvé. J'ai demandé mon chemin à quelqu'un qui se trouvait là, et il m'a dit de monter au premier étage. J'ai pris l'escalier. J'ai vu l'entrée de l'atelier. L'animateur était déjà présent. Je me suis présenté, et excusé d'être en avance. Il m'a fait entrer dans la salle de cours. Il m'a fait remplir un papier, la décharge pour les droits photos, et le droit à l'image, quand mes travaux seront publiés sur le blog de l'atelier. Je me suis assis. Les autres participants sont arrivés, un à un. Nous nous sommes retrouvés à six, deux femmes et quatre hommes. Ils ont tous rempli leur formulaire. Puis nous avons commencé le travail. L'animateur nous a posé des questions sur notre pratique de la photographie. Puis il nous a expliqué quelques bases de la technique, les sensibilités iso et les temps d'exposition. Le but des premières séances de travail est de bien comprendre le fonctionnement de l'appareil, pour l'utiliser en manuel. Chacun des participants avait son matériel, des appareils différents les uns les autres. La séance a vite passé. A 19 h 00, nous nous sommes séparés. Un autre atelier commençait. Je suis retourné à la voiture, et je suis rentré chez moi. J'ai dîné.
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22.09.2009
Projets
Hier après-midi, j'allais bien. Je suis sorti faire des photos, à Omonville la Rogue, et à Gréville, le village de naissance de Jean-François Millet. Ce matin aussi je vais bien. Je n'ai pas eu peur de sortir de l'appartement pour déposer les bouteilles dans le container. J'ai lancé une lessive. Et quand je vais bien, je réfléchis à l'avenir, et à la continuelle question de reprendre une formation. Hier soir, je suis allé sur un site de formation par correspondance, que je ne citerai pas, pour ne pas faire de publicité. J'ai regardé la formation de négociateur immobilier. Ce n'est pas la première fois que j'y pense. Jeanne m'a dit que je serais inquiet d'être rémunéré à la commission, et Antiblues m'a rappelé que c'était un monde de requins. Il n'y a pas beaucoup d'offres d'emploi vraiment intéressantes, dans ce secteur, actuellement. La formation reste à un prix abordable. Il y a aussi une formation d'assistant drh, qui m'aurait intéressé. Il y a des débouchés. Mais elle coûte beaucoup trop cher, plus de 1400 euros. Il y a une formation de graphologue. J'ai regardé les contenus, et j'ai fait des recherches sur internet. Il y aurait des débouchés professionnels, si je me mettais à mon compte, mais il semble qu'une formation de six à douze mois soit beaucoup trop courte pour exercer avec sérieux. Plusieurs professionnels expliquent qu'il faut au moins deux ans d'apprentissage pour pouvoir travailler en ce domaine. Et puis en fait, je ne suis pas certain de croire vraiment à la graphologie. Alors je suis revenu à un projet de formation en journalisme. Mon psychiatre n'est pas contre, en espérant que je ne redouterai pas les contacts humains. Je continue de réfléchir.
PS : en photo, deux oiseaux photographiés hier sur le port d'Omonville la Rogue, à l'Ouest de Cherbourg.
PS : j'ai peu de lecteurs sur mon blog religieux, et je n'écris pas de nouveaux articles. Je réfléchis à le fermer. C'est une expérience que j'ai tenté, à deux reprises, mais je ne vais peut-être pas la prolonger. Je réfléchis, en lien avec mon club photo, qui commence ce soir, à un blog de photos et de récits de sorties photos.
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21.09.2009
Paradoxe
Je suis dans le paradoxe le plus complet. J'ai fait des recherches sur internet sur les formations de journaliste-reporter, et photographe-reporter. J'ai même fait venir des documentations chez moi. Alors que dans les faits, j'ai peur de rencontrer des gens que je ne connais pas. J'ai peur de la société. Samedi après-midi, j'ai fait quelques courses pour ma mère, dans un hypermarché, et j'avais peur des gens qui m'entouraient. Ce matin, je suis calfeutré dans mon appartement, devant mon ordinateur, devant un livre, et je ressens de la peur face à la société qui s'éveille, qui se met en mouvement. Il faudrait que je vide mes bouteilles au container, et j'ai peur d'aller dans la rue. Je suis dans le paradoxe le plus complet. Quand je pense qu'il y a des moments où j'envisage de devenir journaliste !... En attendant, je travaille chez moi. Je me lève à 7 h 00, le matin, et je lis quinze pages, tous les jours, du concile Vatican II. Je prends des notes. Si j'ai de l'énergie, j'écrirai quelque chose. Je me suis même fixé un calendrier de travail. Je prends mon temps. Ce qui importe, c'est que je sois seul, que je n'aie pas de contacts avec l'extérieur, que je n'aie pas de peurs. Quinze pages par jour me suffisent : je n'arrive pas à faire plus. A 10 h 30, l'angoisse du facteur monte, et je n'arrive plus à me concentrer.
PS : une vue du sentier des douaniers, dans le prolongement de la plage de Querqueville, à l'ouest de Cherbourg.
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