30.06.2009

Bibliothèque

P6300322.JPGIl est 13 h 00. Je pars de chez moi. Il fait beau. Je vais à la bibliothèque. J'ai 23 minutes de marche à pied. Je marche. Soudain j'ai peur. J'ai envie de revenir chez moi, de m'enfermer dans l'appartement, de ne voir personne. J'ai envie de me protéger. J'ai peur des gens que je vais voir à la bibliothèque. J'ai peur de l'employée que je vais devoir solliciter pour renouveler ma carte. Je me mets à douter de mon projet de site web sur Cherbourg. J'ai peur de faire les démarches pour le construire, peur de devoir rencontrer des gens. J'ai peur de prendre ma voiture, pour aller visiter et faire des photos. Mais je décide de prendre sur moi, et de poursuivre mon chemin. Je marche donc. J'arrive à la bibliothèque. Mes peurs sont passées. Je vais m'inscrire, pour obtenir une nouvelle carte. J'ai pris la précaution de prendre une facture gdf, pour justifier mon domicile. Je m'inscris. La bibliothécaire me donne ma nouvelle carte. Je la remercie. Je monte à l'étage. Je m'installe au rayon Cherbourg. Je regarde tous les livres à disposition. Ils sont très nombreux. J'ai énormément de travail devant moi. J'en choisis un, sur les lieux et monuments de Cherbourg. Je l'étudie en détails. Une bibliothécaire vient à ma rencontre. Nous nous connaissons depuis sept ans, et il y a longtemps que nous nous sommes revus. Je prends des nouvelles. Son fils est bipolaire. Puis je retourne travailler. A 17 h 00, je range le livre, et repars chez moi. Je suis fatigué mais heureux de ma séance de travail. Je dois accumuler de nombreuses connaissances sur Cherbourg. Je ne sais pas encore quelle forme je vais donner à mon travail, un site web ou un livre local, et surtout, je dois réfléchir à la nouveauté que je suis susceptible d'apporter. Je vais en parler autour de moi.

29.06.2009

Projets

P6290320.JPGComme souvent, le week-end, je suis relativement en forme, et je fais des projets. Depuis samedi, j'ai une idée. J'ai envie de construire un site web qui présenterait les traces contemporaines de l'histoire de Cherbourg. Il existe des promenades visites, où l'on déambule dans le centre-ville, et où un guide montre les traces, monuments, vestiges, se rapportant à l'histoire de Cherbourg. Ce site reprendrait la même idée, pour toute la ville. Il présenterait des photos, que je réaliserais moi-même, et raconterait ce qui s'y rapporte sur un plan historique. Cet après-midi, je suis allé en ville. J'ai fait les librairies, et j'ai acheté un livre sur l'histoire de Cherbourg. Ce matin, j'ai consulté le dossier Cherbourg, de Wikipédia. J'avais déjà fait des recherches à la bibliothèque municipale, sur l'histoire locale, et je vais reprendre mes travaux, dès demain après-midi. J'ai recherché les freewares existant, pour créer un site. J'ai regardé comment faire, sur la page de mon fournisseur d'accès. Je me suis dit que par un tel site, je pourrais envisager ma reconversion professionnelle, l'année prochaine, en essayant de travailler, avec le statut de travailleur handicapé, dans un musée ou dans le tourisme.

Il fait beau, à Cherbourg, ces jours-ci, comme partout en France. L'été arrive. Il y a du soleil, de la chaleur. Les radios et télévisions passent sur leur grille d'été. La société va vivre au ralenti. Je me sens bien. J'aime l'été. J'espère que mon ardeur ne va pas disparaître, et que je vais réussir à mener ce projet, qui me prendra beaucoup de temps, si j'arrive à m'y tenir. Il n'est pas trop compliqué, au niveau intellectuel.

27.06.2009

Sursaut

Le facteur est passé à 11 h 40. J'avais juste mon journal. Pas de courrier, pas de soucis administratifs. Et puis soudain, je me suis senti un sursaut d'énergie. Alors j'ai nettoyé l'aquarium, et j'ai changé les draps. La lessive de couleurs se termine : je vais l'étendre, et je vais lancer une lessive de draps. J'aurai fait tout ce que j'ai à faire. Je serai tranquille pour mon week-end, notamment demain matin.

Poker

P6260269.JPGHugues est arrivé à 19 h 10. Il est venu à pied. Il a eu du mal à trouver son chemin, au milieu des immeubles. Il a amené une bouteille de vin. Nous avons pris un apéritif, avec du vin et des fruits secs. Nous avons discuté, de nos vies personnelles, de faits de société, du travail de Hugues. Puis nous avons dîné. Hugues avait très faim. Il déjeune peu le midi. Il n'avait pas pris de goûter. J'avais acheté des grosses crevettes, en grande quantité. Puis nous avons mangé un poulet avec de la salade. Hugues a mangé du fromage. Et nous nous sommes installés pour jouer au poker. Nous avons misé chacun quatre euros. Nous avons joué jusqu'à minuit trente, avec une pause pour le dessert. Nous avions prévu de jouer jusqu'à que l'un de nous n'ait plus de jetons, mais la partie traînait, et se serait prolongée toute la nuit. Alors nous avons décidé de jouer nos quatre euros sur les quatre dernières parties. J'ai eu de la chance : j'ai eu une couleur, dès la première distribution des cartes. Nous avons fini à égalité : chacun est reparti avec ses euros. Puis Hugues est reparti, à pied. Je me suis couché. J'ai commencé à regarder le film Je suis une Légende (Hugues m'a prêté le dvd), mais j'ai eu envie de m'endormir, assez vite, et j'ai reporté le visionnement. Ce matin, je me suis réveillé à 10 h 00. Je n'avais pas d'énergie. Il fallait que je fasse une lessive de couleurs, une lessive de draps, que je fasse mon lit, que je nettoie l'aquarium. Impossible de m'y mettre. Alors j'ai lancé une lessive de couleurs, et j'ai décidé que je ferai le reste un autre jour, demain, ou lundi.

26.06.2009

Angoisse

P6260254.JPGIl va être 10 h 00. Je me suis réveillé à 5 h 45. J'ai mis la radio. J'ai appris la mort de Mickael Jackson, à 6 h 00, aux informations. Je me suis rendormi. Je me suis réveillé à 8 h 55, et je me suis levé. J'ai déjeuné. Je ne me souviens plus si j'ai donné à manger aux poissons. Par précaution, je viens de leur donner des graines, qu'ils n'aient pas faim. J'ai déjeuné. Je me suis installé à l'ordinateur. Jeanne m'a dit par email qu'il y avait eu de gros orages chez elle. Nous n'avons pas eu d'orage, ici, à Cherbourg. Je suis devant l'ordinateur. Je lis la presse locale. L'angoisse monte. J'ai peur. J'ai peur de la société, qui s'active. Je voudrais être dimanche, ou un jour férié. J'ai peur du facteur qui va passer en fin de matinée. Je ne me sens pas bien. Je ne me sens aucune énergie. Il faut que je me lève, que je me prépare, que je me rase, que je me douche, que je m'habille, que je fasse mon lit. Je n'en ai pas la force. J'ai envie de rester devant l'ordinateur, de parcourir des sites. Je n'ai même pas la force de lire mon journal, que je n'ai pas lu hier. J'ai peur. Je suis angoissé. Je suis inquiet. Je vais pourtant être obligé de me lever, de me préparer. Je ne vais pas y arriver. J'ai peur. Je voudrais être au milieu de la nuit, dans mon lit, regarder la télévision, que la société soit endormie, qu'il n'y ait pas de bruit, qu'il ne se passe rien. J'ai peur.

25.06.2009

Peurs

P6240251.JPGPhilippe est passé me prendre chez moi à 13 h 40, et nous sommes allés promener Médor dans un bois à l'Est de Cherbourg. Nous avons marché un peu moins d'une heure. Philippe était pressé. Il avait plusieurs choses à faire l'après-midi. Nous avons discuté, du quotidien, de faits de société. Puis Philippe m'a redéposé chez moi, et je suis remonté à l'appartement. Il faisait beau. J'ai eu envie d'aller faire des photos sur le Sentier des Douaniers, dans la Hague. Mais avant, je me suis dit que j'irais à la pharmacie, chercher mes médicaments. Ce que j'ai fait. A la pharmacie, j'ai rencontré quelqu'un que je connaissais. De retour de la pharmacie, j'ai rencontré une autre personne. Puis je suis remonté chez moi. J'avais envie de partir, mais j'ai eu peur. J'ai eu brusquement peur de sortir de chez moi, peur de prendre la voiture, peur d'un accident. J'ai eu envie de m'enfermer dans l'appartement, de me protéger. J'ai eu envie de lire mon journal, mon roman, de lire, mais surtout de ne pas sortir. Il faisait beau, pourtant, et j'aurais pu faire de très belles photos. Mais j'avais peur. Alors je suis resté chez moi, bien à l'abri. Je me suis installé dans le canapé, et j'ai lu mon journal. J'ai lu jusqu'à 21 h 00. J'ai dîné, vers 19 h 00, deux crêpes, de la salade. Je me suis endormi vers 23 h 00. Ce matin, j'ai peur. J'ai peur de sortir seul de chez moi. J'ai peur d'aller en ville, même à pied. J'ai peur d'aller seul faire des courses.

24.06.2009

Inquiétude

P6240247.JPGJe suis inquiet, ce matin, au réveil, à 9 h 25, car je dois aller à la pharmacie, chercher des médicaments, et je dois repasser et ranger le linge. Je me lève. J'ai rêvé que Jeanne m'avait donné une dizaine de chats, et que je ne pouvais pas partir de chez moi, pour ne pas les laisser seuls. Sitôt levé, je fais ce qui me révulse le plus : aller dans la boite des papiers administratifs, et retrouver l'ordonnance. Je fais du café, prends mes médicaments, donne à manger aux poissons, allume l'ordinateur, envoie un email à Jeanne, pour lui dire que je suis levé. Elle me répond. Je déjeune. Je suis inquiet, devant tout ce que j'ai à faire. Je ne m'en sens pas la force. Je vais à l'ordinateur, et je lis la presse locale, le journal la Croix, pour l'actualité religieuse. Puis je me prépare : je me rase, je me douche et je m'habille. Il faut maintenant repasser le linge, et aller à la pharmacie. Je ne m'en sens pas la force, ni de l'un, ni de l'autre. Alors je décide de renoncer, de faire tout cela plus tard, cet après-midi, quand ça ira mieux, ou demain. Je vais peut-être voir Philippe cet après-midi. Il m'envoie un email pour me dire qu'il me téléphonera vers midi, pour confirmer. J'ai envie de m'asseoir dans le canapé, et de lire un journal. Mais je me dis qu'il faut que je repasse, que je n'aurai pas de chemise prête demain. Alors je me décide, et je me mets à faire le repassage. Je plie le linge, et je range tout. La factrice passe. Pas de courrier, seulement le journal. Tant mieux. Pas de soucis. Je me décide à aller à la pharmacie. Mais j'ai peur que Philippe appelle, et je voudrais être chez moi. Alors je décide que j'irai à la pharmacie cet après-midi ou demain. J'aurais pourtant voulu y aller, pour m'en débarrasser, car cela m'inquiète toujours : j'ai peur à chaque fois qu'il y ait un problème avec la Carte Vitale. Je range le matériel de repassage. Je vais à l'ordinateur, à mon blog. J'attends l'appel de Philippe.

23.06.2009

Fatigue

P6230243.JPGJe ne dois pas me plaindre. J'ai lu le journal de samedi ce matin. Je n'avais pas eu le temps ce week-end. Cet après-midi, j'ai lu le journal d'aujourd'hui, en première partie d'après-midi. Je voulais lire ce soir, le roman que j'ai commencé hier, la Conjuration des Imbéciles, de John Kennedy Toole. Et puis je n'y arrive pas. J'ai eu beau essayer, pendant trois quart d'heures, en vain. Je n'ai pas d'énergie. Je n'arrive pas à me concentrer. C'est toujours pareil. Un jour, j'ai de l'élan, de la volonté, et je fais des projets, et puis le lendemain, tout vacille. Je suis obligé de voir mes projets à la baisse. Je ne sais pas ce que je vais faire à la rentrée. Je ne sais pas si je dois m'inscrire à l'université inter-âges, si je n'arrive pas à assurer les lectures qui seront demandées. Je ne veux pas renoncer à la lecture de mon journal, pour me consacrer à des romans. Je vais réfléchir.

22.06.2009

Suggestion

P6220242.JPGSylviane m'a fortement invité à m'inscrire, l'année prochaine, à une activité de l'université inter-âges de Cherbourg. La structure propose tout un panel d'activités : marche, sport, bureautique, cours de langues, yoga, philosophie... J'ai regardé le programme. Je me suis demandé si je n'allais pas m'inscrire au cours de littérature/histoire de l'art. Il s'agit d'un cours dispensé en amphithéâtre, le lundi, de 14 h 00 à 16 h 30. Il faut lire des livres en rapport avec l'enseignement. Je me disais que cela pourrait être un bon investissement en culture générale. J'ai des lacunes en ces domaines. Je me disais que je pourrais peut-être faire valoir ces connaissances, quand je retravaillerai, pour exercer dans les domaines du livre. Mais avant de m'inscrire - j'ai tout l'été pour réfléchir -, il faut que je m'assure de pouvoir augmenter ma quantité de lecture quotidienne. Je ne veux pas suspendre la lecture du journal. Il faut donc que j'arrive à lire mon journal, et un roman en plus. Je vais essayer. On m'a offert La conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole, il y a quelques mois. Je vais essayer de le lire, en plus de mon journal. Je vais voir si j'y arrive.

21.06.2009

Dîner

P6200218 Jules.jpgJe me suis levé hier matin à 9 h 25. J'ai déjeuné. Je me suis senti très angoissé, car j'avais beaucoup de choses à faire, en vue du dîner que j'avais organisé le soir. Je devais faire le ménage le matin. Mais je m'en suis senti incapable. Alors je me suis installé devant l'ordinateur. J'ai téléphoné à ma mère que je ne viendrais pas l'après-midi, que je resterais chez moi faire le ménage. J'ai attendu onze heures du matin. Je me suis préparé, rasé, douché, habillé. Et puis j'ai senti l'énergie revenir. Alors j'ai lancé une lessive de couleurs. J'ai nettoyé l'aquarium. J'ai nettoyé ma salle de bain. J'ai mangé, de la salade, des champignons, deux saucisses, un yaourt, une poire. Je suis allé au container, vider les bouteilles de verre. J'ai fait la vaisselle. Je suis allé à la boulangerie, acheter du pain. J'ai passé l'aspirateur, fait les poussières. J'ai fait une lessive de jeans. Puis je me suis installé dans le canapé, et j'ai lu le journal en prenant un café. Je me suis reposé. J'étais rassuré que mon ménage soit fini. Vers 16 h 00, je suis finalement sorti. Je suis allé chez Sylviane et Jean-Yves. Je suis rentré à 18 h 30. Il fallait faire vite pour préparer le dîner, car j'attendais mes invités vers 19 h 30. J'ai cuit des pâtes, coupé des tomates, ouvert une boite de thon et de maïs, cuit des oeufs, pour l'entrée. J'ai mis le couvert. J'ai préparé le rôti de boeuf, des oignons, une boite de haricots. J'ai préparé l'apéritif, charcuterie, tomates cerises, chips. Heureusement, mes invités étaient en retard. Ils sont arrivés à 20 h 10. J'avais invité Philippe, qui est venu avec Médor. J'avais invité Sylvie, qui est venue avec deux de ses fils, Adrien, et G. Nous avons pris l'apéritif. Philippe avait amené du vin. Nous avons fait des photos. Nous avons parlé de politique. Adrien est un passionné de politique. Il termine sa classe de troisième, et sera en seconde à la rentrée de septembre. Il nous a annoncé qu'il ouvrirait un blog. Il l'a fait la nuit dernière, en revenant de chez moi. Il m'a envoyé son lien. Pendant que nous discutions, Adrien a écrit un article sur la victoire des Verts. Nous avons beaucoup discuté de politique, n'hésitant pas à contrer Adrien, car nous ne partageons pas toujours ses idées. Je partage les idées du journal auquel je me suis abonné, et ce ne sont pas les siennes. Mon rôti était cuit saignant. Il était très bon. G est plus jeune. Il a regardé un dvd. Il était fatigué, en fin de soirée. Nous avons mangé une crème au chocolat, en dessert, avec des biscuits, puis une tisane. Mes invités sont repartis à minuit trente. Médor était très content d'être avec nous. J'insiste toujours auprès de Philippe qu'il l'amène avec lui, qu'il ne passe pas la soirée seul. Puis je me suis couché. Je me suis levé ce matin à 9 h 50. J'ai déjeuné et j'ai fait la vaisselle.

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