29.05.2009

97, 6 kilos

Je n'arrive pas à faire mon régime. J'ai faim, le soir. Le midi, je mange un morceau de viande, un peu de pain, des légumes, un yaourt et un fruit. Au goûter, je mange un yaourt, parfois deux ou trois biscuits. Mais le soir, c'est terrible. Je commence mon dîner par cinq ou six bâtons de surimi, avec un peu de mayonnaise, et je mange 80 grammes de pâtes, ou du riz, ou des pommes de terre, avec de la salade, et de la viande. Mais je mange plus de viande que ce qui est prévu. Je mange parfois plus de fromage que prévu. Je mange aussi de la salade. Je n'aime pas les légumes, le soir, et je n'arrive pas à en manger, ni potage, ni crudités. Je finis par une compote ou un fruit. Je ne mange pas trop de pain. Je ne mange jamais de chocolat. Mon psychiatre m'a dit que ma prise de poids venait des médicaments. Je n'arrive pas à la juguler. Hier soir, j'avais soif, et j'ai bu une bouteille d'eau minérale. C'est peut-être ce qui fait que ce matin, je pèse un kilo de plus qu'hier matin. Je vois ma diététicienne la semaine prochaine. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? j'en suis inquiet.

27.05.2009

Epuisé

Je me suis levé très anxieux, car il fallait que j'aille chercher des médicaments à la pharmacie, et que je nettoie l'aquarium. L'angoisse est restée un bon moment. J'ai alors décidé de reporter la pharmacie à demain matin, et l'aquarium à plus tard. Et puis soudain, en me rasant, je me suis senti un sursaut de force. Alors j'ai fini de me préparer, et je suis allé à la pharmacie. Il y avait beaucoup de monde. Comme d'habitude, j'ai eu peur qu'il y ait un problème avec ma Carte Vitale. Mais tout s'est bien passé. Je suis rentré, et dans ma lancée, j'ai nettoyé l'aquarium. J'ai fait tout ce que j'avais à faire. Mais je me sens épuisé. Je n'ai plus de force. Je vais lire mon journal, et déjeuner, sans tarder. J'ai beaucoup de vaisselle à faire. Ca va être dur. Je n'ai pas de cuisine à assurer, heureusement. Je vais manger un reste de poulet fumé, et une salade de tomates, déjà préparée, un yaourt et une banane.

26.05.2009

Pas d'énergie

Hier matin, lundi, j'avais beaucoup de choses à faire, et j'ai tout fait. Je me suis préparé. J'ai repassé six chemises (je ne porte plus de pull, car il fait assez chaud, et il faut donc que je repasse mes chemises). J'ai plié le linge. J'ai changé les draps de mon lit. J'ai vidé la poubelle jaune, de papiers et plastiques. Ce matin, mardi, il faudrait que j'aille au supermarché, acheter des fruits. Il faudrait que j'aille à la pharmacie, chercher des médicaments. Il faudrait que je nettoie l'aquarium, car je ne l'ai pas fait samedi ou dimanche. Mais je n'ai pas d'énergie ce matin. J'ai peur. Je ne me sens pas bien. Je suis devant l'ordinateur. Je lis la presse, converses avec Jeanne par email. Il faut que je me prépare. Je pensais retravailler Vatican II, ce que j'ai fait, samedi matin, mais je n'en ai pas la force. J'ai envie de m'asseoir sur mon canapé, et de lire, un livre, mon journal. J'ai peur. Je n'ai pas de force. Je ne veux pas sortir au supermarché, à la pharmacie. Je n'ai pas la force de nettoyer l'aquarium. Je vais lire encore un peu la presse, et je vais me préparer.

23.05.2009

Trop de choses à faire

Je me réveille ce matin à 8 h 30. Je me lève. Je n'arrive plus à dormir. Hier soir, j'ai eu une insomnie. J'ai regardé un documentaire enregistré dans la semaine, une enquête criminelle, puis je me suis relevé, et j'ai lu un journal en entier. Je me suis recouché et j'ai regardé la fin d'une émission sur les ovnis. Heureusement que je n'ai pas regardé l'émission en entier, sinon, je me serais endormi terrifié. Ce matin, je suis inquiet, car j'ai beaucoup de choses à faire : deux lessives, changer les draps de mon lit, et nettoyer l'aquarium. Je prends mes médicaments, donne à manger aux poissons. Je déjeune. J'ai peur. Je ne me sens pas d'énergie. Je vais à l'ordinateur, lire la presse. Je décide de tout reporter à cet après-midi, et, ce matin, de lire un journal en retard. Et puis je me sens assez d'énergie pour mettre une lessive en route. Alors je le fais. Il faut que je me prépare. Je n'ai pas de force. Je décide que je ferai le lit en fin d'après-midi, ou demain matin, et que je nettoierai l'aquarium demain matin. La deuxième lessive attendra. Je vais me préparer. Je n'en ai pas la force. Il faut que je me rase, que je me douche, que je m'habille. Je n'ai pas d'énergie.

21.05.2009

Tarte

Je me suis levé à 9 h 30, ce matin. J'étais inquiet, car il fallait que je fasse une tarte. Philippe organise un dîner ce soir, et m'a demandé de faire un dessert. Je lui ai proposé de faire une tarte normande. Je suis allé au supermarché hier en fin d'après-midi, acheter tout ce qu'il fallait. Ce matin, j'ai donné à manger aux poissons, pris mes médicaments, déjeuné, envoyé un email à Jeanne. Et puis je m'y suis mis. Je ne m'en sentais pas la force. Mais il m'a fallu prendre sur moi. J'ai pris un plat, et j'ai mis une pâte feuilletée à l'intérieur. J'ai épluché cinq pommes. Je les ai coupées au robot, et je les ai déposées sur la pâte. Puis j'ai mélangé trois oeufs et du sucre, toujours dans le robot, 100 grammes d'amandes en poudre, 100 grammes de crème, et j'ai dispersé le tout dans les pommes. J'avais allumé mon four. J'ai tout mis au four. J'ai brossé mes dents. Il fallait que je me prépare. Mais je n'en avais plus la force. C'était trop. Alors je me suis installé à l'ordinateur, et j'ai lu la presse sur internet. Je me suis reposé.

20.05.2009

Rendez-vous chez le psychiatre

J'avais rendez-vous à 14 h 20. Je suis arrivé à 14 h 03. Je suis entré dans la salle d'attente. Il y avait deux personnes, un monsieur et une dame. Un autre monsieur est entré, puis une autre dame. Des personnels du centre sont venus chercher les deux dames. A 14 h 20, mon psychiatre est entré dans la salle d'attente, mais il a appelé le monsieur arrivé après moi. J'en ai déduit qu'il y avait du retard, que je devais attendre. J'ai effectivement attendu un moment, pas très longtemps, quinze minutes. Puis mon psychiatre est venu me chercher. Il m'a reçu dans le bureau du rez-de-chaussée. Il m'a fait asseoir, et s'est installé au bureau. Il a vu sur l'ordinateur que j'avais rencontré la diététicienne. Il a constaté que j'avais perdu 1, 9 kilos. Je lui ai dit que j'en avais repris un. Il m'a dit que ce n'était pas grave, qu'il importait d'abord que mon poids soit stabilisé, qu'il était très difficile de perdre du poids au fait de la quantité de médicaments pris. Puis nous avons parlé de ma santé. Je lui ai dit que j'allais bien extérieurement, mais que je n'avais aucune énergie, que la moindre chose à faire ma paraissait compliquée. Il a réfléchi, et puis il a décidé de diminuer la quantité de Dépamide, un cachet en moins le matin. Il m'a demandé si j'avais toujours peur du facteur. Je lui ai parlé de mes tocs, de ma peur de l'incendie de l'appartement, d'un dégât des eaux. Il m'a demandé si j'avais toujours peur de sortir, des lieux publics. Je lui ai dit que non. Il a renouvelé mon ordonnance. Il l'a imprimée. Nous avons convenu d'un prochain rendez-vous, en juillet. Nous nous sommes levés. Nous nous sommes salués. Je suis sorti du bureau, et je suis reparti. Je suis rentré chez moi. J'ai rencontré des voisines, au bas de l'immeuble. J'ai discuté avec elles une heure, puis je suis remonté à l'appartement. J'ai lu le journal.

18.05.2009

Un lundi matin

Ce matin, je me suis levé à 9 h 20. J'étais inquiet depuis plusieurs jours, car il fallait que je fasse ma déclaration d'impôts. J'ai déjeuné. J'ai lu la presse sur internet. Et puis soudain je me suis décidé à faire ma déclaration. J'ai d'abord pensé signer le document papier, préparer une enveloppe, et aller poster le tout. Et puis je me suis dit qu'une télédéclaration sur internet allait être plus facile. Cela m'éviterait d'aller à la Poste. Alors j'ai déclaré mes impôts sur internet. Dans la lancée, j'ai trouvé de la force pour enlever le linge de l'étendoir, et plier les draps. Je trouverai la force demain de plier le linge. Et puis j'ai lu mon journal, que je n'avais pas terminé samedi. J'ai rendez-vous demain chez mon psychiatre.

17.05.2009

Beaucoup de choses à faire

Je me lève ce matin à 9 h 50. J'ai dormi onze heures trente. J'ouvre les rideaux. Je fais du café. J'ai beaucoup de choses à faire : deux lessives de couleurs, et nettoyer l'aquarium, et me préparer. J'ai l'impression que je ne vais pas y arriver. Je prends mes médicaments. Je déjeune. Je lance une lessive de draps. Je vais à mon courrier. Je dois répondre à un courrier électronique de Philippe. J'ai le sentiment que je ne vais pas y arriver. Je prends sur moi. Je réponds au courrier. Je consulte la presse locale, sur internet. Je dois me préparer. J'ai le sentiment que je ne vais pas y arriver. J'ai peur à l'idée de devoir nettoyer l'aquarium. Je vais dans la salle de bain. Je me vois devant le miroir. Je n'arrive pas à me brosser les dents, à me raser. Je prends sur moi. Je fais un gros effort. Je lave mes dents. Je me rase. Je me douche. Je m'habille. Je n'ai pas la force de nettoyer l'aquarium. Je décide de reporter à ce soir ou à demain. Je vais à l'ordinateur, et je lis la presse. Je me repose. Puis j'étends la lessive de draps, et je lance une lessive de couleurs. Il faut maintenant que je vide la poubelle. Je vais prendre sur moi, et je vais le faire. Il faudra aussi que j'étende la lessive de couleurs. Il va falloir que je me prépare à manger, puis que je fasse la vaisselle. J'ai le sentiment que ça fait beaucoup trop de choses à faire.

16.05.2009

Comprendre

Mon psychiatre m'avait dit qu'il ne prenait pas en compte les nouvelles classifications de la psychiatrie, mais restait attaché aux anciennes méthodes. Ainsi, je pense qu'il suit la classification de Kraepelin. Je me retrouve bien dans sa description des état dépressifs. Ils peuvent se traduire soit par une mélancolie simple (simple inhibition motrice), soit une mélancolie grave voire confusionnelle, accompagnée de bouffées délirantes et d'hallucinations. Kraepelin définit la mélancolie comme un état de dépression grave, intense, vécu avec un sentiment de douleur morale (tristesse profonde), et caractérisée par le ralentissement et l'inhibition des fonctions motrices. La crise de mélancolie s'accompagne d'une inhibition intellectuelle, avec manque de concentration et fabrication d'idées lentes. Les gestes sont ralentis, l'indécision est habituelle avec un sentiment d'impuissance et une absence de volonté. C'est ce qui m'arrive. J'éprouve peu de tristesse, parfois le soir, grâce aux médicaments sans doute, mais je suis très ralenti. Ainsi, ce matin, il faut que je fasse deux lessives, et que je nettoie l'aquarium, et je m'en sens incapable. Je n'arrive pas à écrire. Je n'ai pas de volonté. Je n'arrive pas à prendre de décisions. En 2004, j'aurais fait une mélancolie délirante : des interprétations erronées, des constructions imaginatives, un délire, avec des élaborations intellectuelles pauvres, des illusions perceptives, des erreurs d'identification. Mon psychiatre m'a diagnostiqué bipolaire, selon ces critères, me semble-t-il. En fait, je suis unipolaire, succession d'un accès de même type, habituellement dépressif. Je fais actuellement une dépression de type mélancolie. Si mon psychiatre s'est trompé, en 2004, j'ai fait une dépression psychotique, et actuellement, je fais une dépression atypique.

14.05.2009

Compréhension

Je viens de faire plusieurs heures de recherches en psychiatrie. Je crois comprendre ce qui m'arrive, et le raisonnement de mon psychiatre. J'essaierai d'en parler demain. Je suis trop fatigué pour le faire ce soir.

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