28.02.2009

Recommandé

Il est 13 h 10. J’ai mangé. J’ai fait la vaisselle. J’ai chauffé du café. Je m’apprête à le boire, quand le facteur arrive au bas de l’immeuble. Je surveille, attendant qu’il parte au hall suivant, pour descendre chercher mon courrier. Tout à coup, l’interphone sonne. Je sursaute. Je me demande ce que c’est. Je vais décrocher. C’est le facteur. Il m’annonce que j’ai un recommandé. Je lui dis que je descends le chercher. Je sors de l’appartement, prend l’escalier. Je suis complètement terrorisé. Je vois le ciel me tomber sur la tête. Je fais des scénarios d’enfer, une administration qui me cherche des soucis. J’arrive devant le facteur. Je le salue. Il me fait signer le reçu. Je tremble de tout mon corps. Je suis incapable de signer. Je griffonne quelque chose qui s’apparente à ma signature. Le facteur me remet le pli. Je suis aux limites de l‘angoisse. Je lui demande ce que c’est. Il me dit que c’est un chéquier, de la Poste. Je regarde. C’est effectivement un chéquier. Je remercie le facteur, et lui souhaite une bonne journée. Je remonte chez moi. Je suis encore terrorisé, tout tremblant, tout secoué. J’ouvre le pli. C’est bien un chéquier. Je ne comprends pas pourquoi on m’en a envoyé un. Je n’en avais pas demandé. Je retrouve un peu mes esprits. Il me faudra plus de trente minutes pour revenir à moi, tellement j’ai eu peur.

27.02.2009

Rendez-vous chez le psychiatre

Je suis parti de chez moi à 16 h 20. J’avais rendez-vous à 17 h 00. Je suis arrivé à 16 h 40. Il y avait trois personnes dans la salle d’attente, un homme âgé, une jeune fille de 17 ans environ, accompagnée d’une adulte qui semblait être sa mère. Mon psychiatre est entré dans la salle d’attente, pour chercher le vieux monsieur. Les deux dames ont discuté. La plus jeune a essayé de lire un horoscope, dans un magasine, mais elle arrivait à peine à lire. Puis leur médecin est venu les chercher. J’ai attendu seul dans la salle d’attente, un moment, puis mon psychiatre est venu me chercher, à 16 h 55. Nous nous sommes salués. Il m’a fait entrer dans le bureau. Il s’est installé. Il a regardé mon dossier sur l’ordinateur. Il m’a demandé comment j’allais. Je lui ai dit que j’allais mieux, que je retournais dans les supermarchés sans trop d’angoisse, que je conduisais ma voiture en ville. Il a constaté que le traitement faisait son effet. Je lui ai parlé de mes problèmes de poids. Il m’a dit que cela venait des médicaments, et que j’allais encore grossir. Il m’a proposé de rencontrer la diététicienne, et j’ai accepté. Je lui ai demandé si j’étais bien cyclothymique. Il m’a expliqué qu’il ne fallait pas se poser ce genre de questions, que lui-même restait attaché aux anciennes classifications, du 19ème siècle. Il ne m’en a pas dit plus, ou presque, quelque explications très scientifiques. Je n‘y ai rien compris, sinon qu‘il faisait allusion aux grands courants de la psychiatrie, le biologique, le comportemental, le psychique, et autres. Il m’a dit aussi qu’il ne fallait pas rechercher des traces de ma maladie dans mon passé. Il m’a déconseillé de faire des recherches sur la bipolarité, sur internet, car les sources ne sont pas toujours fiables. Il a imprimé l’ordonnance. Il m’a dit qu’il fallait faire un bilan sanguin, et il m’a fait une ordonnance pour le laboratoire médical. J’irai faire une prise de sang en début de semaine prochaine. Il m’a donné un autre rendez-vous, assez tard, car il n’a pas de créneaux disponibles. Je suis ressorti du bureau, et il m’a accompagné au secrétariat, pour le rendez-vous avec la diététicienne. Nous nous sommes salués. Il est retourné à son bureau, a mis son imperméable, et il est parti. Je suis resté avec la secrétaire. Elle n’a pas réussi à joindre la diététicienne, mais m’a expliqué comment la contacter. J’ai remercié la secrétaire. Je l’ai saluée, puis je suis reparti. Je suis allé en ville à pied, pour dîner chez Hugues et Véronique.

26.02.2009

Mon parcours

Je suis né au milieu des années soixante. J’ai suivi une scolarité des plus classiques. J’ai passé mon baccalauréat en 1983. Je suis entré au séminaire la même année, pour devenir prêtre. Je ne saurais dire aujourd’hui ce qui m’a motivé. J’étais très attiré par le monde religieux, l’univers des prêtres, le culte. C’est dans la mouvance des pèlerinages à Lourdes, et du Renouveau Charismatique, que j’ai mûri mon projet. J’ai fait six ans de séminaire. Les études durent en moyenne huit ans. Mais je ne me sentais pas complètement à l’aise avec ce qui se profilait. J’ai eu envie de changer de réseau, de quitter l’univers séculier, c’est-à-dire un prêtre rattaché à un diocèse (autrement dit un département), pour me rattacher à une congrégation (un réseau international de communautés). Et je suis entré chez les jésuites. J’étais très attiré par cette congrégation. J’ai donc repris ma formation presque à zéro. J’y suis resté sept ans, mais je ne suis pas devenu prêtre, car il fallait dix à onze ans d’études. J’ai quitté parce que j’étouffais dans un univers où toute l’existence est contrôlée par des supérieurs. Il fallait rendre compte de toute sa vie, de ses pensées, de ses opinions, de ses relations. Le moindre déplacement était contrôlé, la moindre dépense d’argent, les appels téléphoniques. Je n’ai pas supporté. J’ai donc quitté. Je passe le détail des années, ce serait trop long à expliquer. J’y reviendrai peut-être dans d’autres notes. Je suis rentré vivre chez mes parents, puis j’ai vécu de divers métiers, et alterné avec des périodes de chômage. Je me suis aménagé un appartement. Je suis tombé malade en 2004.

25.02.2009

Limites intellectuelles

J’ai eu envie de travailler intellectuellement, hier. Il était prévu que je ne sorte pas de chez moi, car Philippe venait pour un café vers 15 h 30. Alors je me suis mis à travailler en milieu de matinée. Je suis allé sur un site spécialisé, et j’ai imprimé l’encyclique Rerum Novarum. Elle date de 1891. Elle est célèbre, car elle marque le début de la pensée sociale de l’Eglise. Le document comprenait 23 pages. J’ai commencé à le lire. J’avais du mal à me concentrer, en fin de matinée, même si le facteur était passé à 11 h 20, ce qui m’avait libéré l’esprit. C’est surtout après déjeuner que j’ai vraiment travaillé, de 13 h 10 à 15 h 40. J’ai lu les 23 pages de l’encyclique, je les ai annotées, j’ai pris des notes, et j’ai relu. Puis Philippe est venu. Nous avons pris une tisane, et je suis allé marcher 35 minutes, pour m’aérer l’esprit, et faire un peu d’exercice. De retour chez moi, j’ai lu la presse sur Internet. Je n’ai pas retravaillé. Ce matin, j’avais envie de me remettre à mon travail. J’ai étudié ce texte en vue de créer un blog sur les questions religieuses. Il fallait donc que je rédige un texte, même relativement court. Mais là, j’ai fait l’expérience de mes limites. Je n’ai pas réussi à m’y mettre. J’ai bien des notes, qu’il faudrait structurer en un plan, et développer, mais je m’en sens incapable. J’ai ces points d’attention : un ordre social, fondé sur le droit à la propriété privée, le droit à posséder, le travail comme moyen de subsistance, la famille et le mariage au cœur de la société, l’affirmation de l’autorité paternelle, la femme réduite aux tâches domestiques, une société binaire, organisée entre patrons et ouvriers. Le texte affirme la nécessité de la douleur et de la souffrance, et demande d’accepter son sort. Il y a un principe d’inégalité entre individus, et une prééminences des dirigeants et responsables. C’est une société encadrée par le clergé, une société d’ordre, fondée sur la religion. Le texte a un fort soucis de la corruption des mœurs, en particulier dans la classe ouvrière. Le repos dominical est affirmé, pour l’exercice du culte. Le texte condamne le socialisme, et prône l’intervention de l’Etat, pour assurer la prospérité de la société. Ce sont là quelques notes. Il y a aussi mes annotations. Il faudrait donc que je fasse un plan, que je rédige un texte, que je mette des citations. Mais je m’en sens complètement incapable. Je voudrais dire que le soucis du texte, ce sont les bonnes mœurs, l’encadrement de la société par le clergé, la religiosité des individus. Mais tout cela, je n’arrive pas à l’écrire. Je fais l’expérience de mes limites. Mon psychiatre m’avait dit que mon traitement pouvait m’empêcher de pratiquer des exercices intellectuels complexes. Il a eu raison. Je dois me limiter à écrire des textes simples. Je peux lire des choses complexes, en rendre compte oralement, en conversation, mais je ne peux pas les écrire.

24.02.2009

Alimentation

J’ai été raisonnable, dans mon alimentation, hier. Le midi, j’ai mangé un petit morceau de steak, que j’avais congelé, avec de la purée de brocolis, courgettes, petits pois, et une tartine de pain. L’après-midi, j’étais chez mes parents. J’ai pris un goûter, une pâtisserie à l’abricot. J’avais peur d’avoir très faim à 18 h 00, n’ayant pas beaucoup mangé le midi. Hier soir, j’ai mangé un bol de potage à l’artichaut, et une assiette de pâtes, 100 grammes, avec un peu de fromage râpé, et un peu de chocolat. Je n’ai rien mangé d’autre. Je me suis couché à 19 h 30, endormi vers 21 h 30. Je me suis réveillé à 4 h 20. J’avais faim, mais j’ai tenu, je ne me suis pas relevé. Ce matin, je pesais toujours 95, 7 kilos. J’ai envie d’essayer de maintenir cette alimentation, en variant les féculents le soir, pâtes, riz, pommes de terre. Le midi, je mangerais de la viande, des œufs ou du poisson. Je vois mon psychiatre demain. Je vais lui en parler. Philippe me suggère de faire une heure de marche à pied tous les jours, mais je n’en ai pas très envie. Pourtant, le printemps revient. Il va moins pleuvoir, et faire plus doux. Ce serait bien de le faire. Il faut à tout prix que je perde dix kilos. Quand je remonte l’escalier de mon immeuble, trois étages, j’arrive essoufflé dans mon appartement.

23.02.2009

Un lundi matin

Je me suis réveillé ce matin à 6 h 10. J’ai entendu une portière de voiture, et un moteur démarrer, dans la rue. Je me suis senti bien dans mon lit. J’ai allumé la télévision, et j’ai regardé un flash d’informations. Puis j’ai éteint. Je n’ai pas réussi à me rendormir. Alors je me suis levé, et j’ai allumé la radio, le service public, et j’ai écouté. Ils parlaient des oscars, à Hollywood, de l’attentat en Egypte. Je pensais à MP, une amie, qui revient d’Egypte, avec ses parents, ses enfants, sa sœur, ses neveux et nièces. Puis je me suis rendormi. Je me suis réveillé à 9 h 25. Je n’avais plus envie de rester au lit. Je me suis levé. J’ai ouvert les rideaux, donné à manger aux poissons, pris mes médicaments, déjeuné. Je me suis dit que je n’avais rien à faire ce matin. J’étais content. J’ai plié mon linge hier. J’ai une lessive de draps, à lancer, mais elle peut attendre quelques jours. Je n’ai pas de papiers à remplir, de courrier à poster. Je me suis senti bien, apaisé. Je me dis, ces jours-ci, que j’essaierai peut-être de travailler comme négociateur immobilier, l’année prochaine, quand je retravaillerai. Pour cela, j’étudierai, d’ici là, toutes les législations qu’il faut connaître pour exercer ce métier. J’apprendrai aussi les techniques d’évaluation d’un bien. J’ai commencé à travailler en ce sens. J’ai consulté les contenus des formations d‘agent immobilier, et j’ai rassemblé tous les contenus enseignés. Il faudra que je les retrouve sur internet. J’ai le temps de m’en occuper. J’adore les maisons. Philippe aussi adore les maisons. Lui me déconseille de m’orienter vers ce secteur, à cause de la crise. Il a raison, mais d’ici l’année prochaine, les choses évolueront peut-être. Et j’ai une petite expérience dans le commerce. J’ai lu la presse sur Internet. Je me suis préparé. Je ne me suis pas rasé, aujourd’hui. Je me suis douché, et je me suis habillé. Hugues m’a envoyé un email. Il corrige des copies. J’attends le facteur.

19.02.2009

Echelle de dépression de Beck

Je viens de faire le test de dépression, sur l’Echelle de dépression de Beck, que j‘ai trouvé sur un site internet. En voici les réponses :

Je ne me sens pas triste - Pour mon avenir, je n’ai aucun motif d’espérer - Quand je regarde ma vie passée, tout ce que j’y découvre n’est qu’échecs - Je ne sais pas profiter agréablement des circonstances - Je me sens coupable - Je suis déçu par moi-même - Si je le pouvais, je me tuerais - Maintenant, je m’intéresse moins aux autres gens qu’autrefois - J’ai de grandes difficultés à prendre des décisions - J’ai l’impression qu’il y a un changement permanent dans mon apparence physique, qui me fait paraître disgracieux - Il faut que je fasse un très grand effort pour faire quoi que ce soit - Faire quoi que ce soit me fatigue - Mon appétit est toujours aussi bon .

J’ai un total de 20 points, ce qui signifie une dépression. J’ai fait le même test sur un deuxième site internet, et il m’a révélé une dépression grave.

 

18.02.2009

Personnalité évitante

Je me suis demandé si j’étais une personnalité évitante. Alors j’ai pris les critères d’identification, et je les ai écrits sur mon cahier, et j’ai réfléchi à différentes situations. Et je ne sais pas, au bout du compte, si je le suis. Une personnalité évitante a l’impression, dans le travail, de ne pas être à la hauteur. Je me suis souvenu de ma dernière expérience, documentaliste et surveillant, dans un collège. Certes j’ai eu quelques hésitations, au début, mais très vite, je me suis senti à la hauteur. Une personnalité évitante est hypersensible au jugement négatif d’autrui, ce qui est mon cas. Je suis profondément tourmenté si quelqu’un me désapprouve me critique. Dans le travail, une personnalité évitante évite les contacts importants avec autrui, par peur d’être critiqué, désapprouvé, rejeté. Ce qui est mon cas. Je ne m’implique pas trop avec les collègues, par peur. Je ne donne pas mon avis, mes opinions, par peur d’être critiqué. On ne s’implique pas avec des collègues si on n’a pas la certitude d’être aimé. Je suis rassuré si je me sens aimé de mes collègues, et je ne m’implique pas si ce n’est pas le cas. C’est un fait. Une personnalité évitante est inhibée dans les situations interpersonnelles nouvelles, par peur de ne pas être à la hauteur. Ce qui est souvent mon cas. Une personnalité évitante se perçoit volontiers comme incompétente, inférieure aux autres. Cela m’arrive. J’ai beaucoup perdu confiance en moi. L’expérience de la vie religieuse m’a détruit, quand à ma confiance en moi. Je ne me sens pas à la hauteur, y compris dans mes domaines de savoir. Une personnalité évitant est réticente à prendre des risques, par crainte d’éprouver de l’embarras. Je n‘aime pas prendre des risques. Finalement, j’ai l’impression d’être une personnalité évitente ou du moins de l’être devenu. Je n’étais pas comme cela avant de connaître ma maladie. J’y réfléchirai encore.

17.02.2009

Paix

Je me suis levé à 8 h 30. Je ne pouvais plus dormir. Il y a un chantier, dans la rue, en face de l’immeuble, et les marteau-piqueurs ont fait du bruit dès 8 h 15. Je me suis pesé, toujours inquiet. Je pèse 95, 5 kilos. C’est beaucoup trop. J’ai beau manger des légumes, des potages, des salades : rien n’y fait. Hier soir, je n’avais pas très faim, et j’ai voulu moins manger. J’ai pris un bol de potage aux pois chiches, et une crêpe au jambon, avec un œuf et du fromage, et de la salade, rien de plus. Puis je me suis couché. A 23 h 00, c’était épouvantable. J’avais une faim irrépressible. Alors je me suis relevé, et j’ai mangé un reste de poulet, pas trop, malgré tout. Ce matin, j’ouvre les rideaux, je fais du café, prends mes médicaments, vais au courrier électronique. Je déjeune. Je me sens bien. Je me sens en paix. Je n’ai pas trop d’inquiétude, un peu pour le facteur, mais pas en excès. Hier, la factrice est passée à 13 h 35, au lieu de 11 h 30, l’heure quasi-habituelle. J’étais furieux. Ce matin, je me suis préparé. Je me suis rasé, douché, habillé. Puis j’ai préparé un plat : flageolets, carottes, saucisse de Morteau, lard fumé. Je l’ai mis à cuire. J’en ai fait pour plusieurs jours. Je vais le congeler dans des barquettes. Je me sens bien, apaisé. J’aimerais bien que le facteur soit passé. Ce serait parfait. Je vais continuer ma lecture du livre de Michel Onfray, que je voudrais terminer. Aujourd’hui, je ne sors pas de chez moi. Philippe vient pour un café à 15 h 15.

16.02.2009

Film

Il est 20 h 30. Je suis couché. J’ai mis la première chaîne. Je m’apprête à regarder un film que j’ai vu au cinéma, et que j’ai adoré, la Guerre des Mondes. Mon téléphone sonne. Je me demande qui cela peut être. Je me lève, et je décroche. Personne ne se manifeste. Un long temps de silence, et la personne raccroche. Je retourne me coucher. Mon téléphone sonne à nouveau. Je vais décrocher. Même silence. Personne au bout du fil. Je pense à une erreur, réitérée. Je me recouche. Le film commence. On voit le héros, docker, à New York, puis chez lui. Ses enfants arrivent pour le week-end, avec leur mère, et son compagnon. Mon téléphone sonne à nouveau. Je ne me lève pas, et je ne décroche pas. Je veux laisser le numéro s’afficher sur le répondeur. La sonnerie s’arrête. Je vais voir le numéro, mais rien ne s’est affiché, ni sur le 3103, ni sur le 3131. Je me recouche. Orage magnétique. Mon téléphone sonne à nouveau. Je me lève, je décroche, et cette fois je me fâche. Je réponds Allo avec fermeté. La personne raccroche. Le tripode sort de terre, et décime la population. Le héros s’enfuit de chez lui avec ses enfants. L’atmosphère est pesante, énervement, panique. J’ai peur des tripodes. Je zappe, pour voir ce qu’il y a sur les autres chaînes. Je ne trouve pas de programme qui m’intéresse. Je reviens sur la une. Mon téléphone ne sonne plus. Un avion s’est écrasé. Il y a une équipe de télévision. J’entends un tripode, au loin. J’ai peur. Je change à nouveau de chaîne. Je regarde la sixième chaîne, sans bien comprendre de quoi ça parle. Puis je reviens sur le film. Les héros sont sur un bateau, de nuit, pour traverser un gué, et il y a une attaque de tripodes. Cette fois, j’ai vraiment peur. Je retourne sur la six, et j’y reste un moment. Puis je reviens sur la une. Le héros et sa fille sont cachés dans une cave. Les extraterrestres vont entrer. Je change encore de chaîne, mais cette fois je m’endors. Je me réveille plus tard. Je reviens sur la une. C’est le générique final. Le film est terminé. J’éteins ma télévision, et je m’endors à nouveau.

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